Accéder au contenu principal

Fin de vie, la Libre Pensée rappelle ses positions


Le 30 juin 2013, à la demande du Président de la République, le Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE) a rendu un avis défavorable à la modification du cadre législatif actuel en matière de fin de vie. Comme la commission présidée par le Professeur Sicard dans son rapport de décembre 2012, « La majorité des membres du comité expriment des réserves majeures [sur l’introduction d’un droit à une aide médicale à mourir] et recommandent de ne pas modifier la loi actuelle, estimant qu’elle opère une distinction essentielle entre le « laisser mourir » et le « faire mourir » ». Comme la commission, le CCNE admet que les malades en fin de vie puissent bénéficier d’une sédation terminale, à leur demande.
Toutefois, huit membres  du CCNE sur trente-neuf ont exprimé une opinion dissidente qui a été publiée. Ils considèrent que la distinction entre l’interruption des soins autorisée par la loi du 22 avril 2005 et l’aide active à mourir n’est plus pertinente. Ils affirment donc, sous la plume de Patrick Gaudray, que « Laisser seul un être humain devant son choix (exprimé, manifesté de manière claire et répétée) de mettre fin à ses jours, ne pas lui donner accès à une manière humaine et relativement « douce » de le faire, représente un abandon, une faille dans la solidarité, la fraternité énoncée dans la devise nationale. »

Un dogme contre la liberté de chacun de choisir

Le dogme tendant à priver les individus du droit de disposer de leur corps atteint d’une maladie incurable provoquant des souffrances physiques et/ou psychiques insupportables prend donc l’eau de toutes parts. Pour tenter d’endiguer la demande croissante d’une évolution de la législation - actuellement une large majorité des Français y est favorable -, le CCNE propose d’organiser un grand débat public parmi les citoyens que le Professeur Sicard est pourtant censé avoir déjà avoir conduit à la fin de l’année 2012.  
La Fédération nationale de la Libre Pensée constate que ce débat a commencé depuis longtemps, elle est favorable à la poursuite du débat, elle s’y est déjà largement inscrite.


A cette occasion, la Libre Pensée rappelle ses propositions :

- le développement des soins palliatifs dans une mesure compatible avec la résolution relative aux soins palliatifs de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe du 28 janvier 2009 ;
- le vote d’une loi légalisant l’aide active à mourir dont le contenu pourrait être celui du texte adopté, tous groupes politiques confondus, par la commission des affaires sociales du Sénat le 18 janvier 2011 et largement inspiré de la loi belge du 28 mai 2002.

Posts les plus consultés de ce blog

Conférence "Les raisons de la laïcité" le 8 novembre

La loi de 1905 n'explique pas la laïcité, elle ne la définit pas, elle l'applique Pour mieux comprendre la laïcité et pour mieux vivre dans une société laïque,  La Libre Pensée de l'Aveyron vous invite à cette première conférence, samedi 8 novembre à 18h30 à la Maison des associations de Rodez, 15, avenue Tarayre. Cette conférence fait partie d'un cycle de quatre conférences qui sont données à Rodez, en partenariat avec la Maison de la Philosophie de Toulouse. Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. Renseignements : librepensee12@free.fr
Colloque événement samedi 26 novembre à Rodez Laïcité Loi de 1905 Centenaire Samedi 26 novembre 2005 à l'université Champollion de Rodez se déroulera le colloque "Laïcité. Loi de 1905. Centenaire" organisée par le comité départemental d'action laïque (CDAL) composé des Délégués départementaux de l'éducation nationale (DDEN), de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), de la Ligue de l'enseignement, du Syndicant enseignant et du syndicat Unsa-Education ...
Communiqué de la libre pensée nationale Mise au point, mise en garde La Fédération nationale de la Libre Pensée, à quatre semaines de la grande manifestation laïque du 10 décembre 2005 à Paris, tient à rappeler le sens et le contenu de cette manifestation et de ses mots d’ordre. Cette initiative, qui a reçu le soutien de milliers de militants laïques, d’Elus de la République, de personnalités et associations laïques d’autres pays et d’une cinquante d’associations, syndicats et partis politiques, s’inscrit pleinement dans la défense de la démocratie, notamment politique. La loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat, qui a supprimé le concordat, a proclamé la liberté absolue de conscience en lui donnant les moyens d’exister en faisant des religions une stricte affaire privée. En aucun cas, cette loi ne vise à ce que l’Etat réprime les convictions religieuses ou antireligieuses. Elle ne constitue, en aucune manière, à un appel à la répression contre les Eglises, les religions ou ...